Ça va ?
Ça va et toi ?
Ça va très bien, merci. Je suis ravi de démarrer cette série d'épisodes de podcasts avec toi. Parce que pour la petite anecdote, t'es pas au courant, mais avant d'être sur YouTube, j'étais beaucoup sur Instagram. Et quand j'ai commencé, je crois que ça correspondait un petit peu à ce que toi, tu faisais aussi à ton départ, à ton début. Et puis, en fait, je t'ai vu grandir petit à petit et tout. Et je m'intéressais un peu à ce petit challenge, essayer de te rattraper au niveau des vues, au niveau des abonnés. C'est pas forcément très simple de démarrer comme ça, mais en tout cas, quand j'ai voulu démarrer cette série d'épisodes, j'ai pensé à toi. Je te connais depuis plusieurs années.
Déjà, merci de m'accueillir. Et tu aurais dû me dire ça avant et tu aurais surtout dû me contacter avant. Ouais, c'est vrai. Parce que pour le coup, si tu regardais ce que je faisais depuis un ou deux ans et que tu avais tout ce que tu as dit juste avant, tu aurais dû m'envoyer un message, on se serait vu, on aurait pu échanger, toi, des bonnes pratiques, etc. Donc, on est ravis de t'avoir inspiré.
Oui, écoute,De faire ta connaissance. Donc, merci d'avoir accepté de venir sur ce podcast. Ça s'est fait assez rapidement. On s'est eu au téléphone une fois et puis on a dit banco. Exactement. On va parler de toi, on va parler de l'apprentissage du français aussi, évidemment, par la culture et tout ça. Ça va être une discussion assez intéressante. En tout cas, j'ai hâte de découvrir tout ce que tu fais dans la vie. Et puis, c'est justement un peu une autre approche de l'apprentissage du français que celle que moi, je peux donner à mes à mon audience sur YouTube, Spotify ou avec les personnes que je suis en cours individuel ou à travers mes formations. Mais avant tout ça, est-ce que tu peux te présenter, s'il te plaît ?
La question que tout le monde pose en podcast que j'ai préparée. Pour le coup, je me suis dit: Il va me poser cette question. Charles, comme tu l'as dit, je crée du contenu sur les réseaux depuis maintenant deux, trois ans. Parisien, je suis né ici, j'habite ici et j'accompagne les apprenants d'un niveau intermédiaire à apprendre le français à travers la culture. C'est un peu ça la méthode. Ça n'a pas commencé comme ça. Pour le coup, ça a été beaucoup de test and learn. Désolé, je vais utiliser des languisismes parce que je passe quand même la majorité de ma journée dans l'anglais. Et puis, le monde évolue, la langue française évolue. Bien sûr. Ce sera un sujet passionnant à traiter. On n'aura pas le temps là, mais on pourra en parler. Mais du coup, au début, je n'ai pas commencé avec cette méthode, cette idée d'accompagner les apprenants, tout simplement, à travers la culture, etc. C'est commencé... Tu me poses pas la question, mais je te réponds. J'imagine queC'était la question que j'allais poser: comment t'as commencé ?
Et puis voilà un peu ton parcours aussi pour en arriver là.
Mon parcours pour en arriver là: j'ai fait des études assez classiques, voie royale en France pour les auditeurs. Je ne sais pas s'ils sont familiers avec le système français, mais je vais rappeler un peu le contexte.
Oui, vas-y, bien sûr.
En France, on a la possibilité de faire des classes préparatoires pour intégrer des écoles de commerce et aussi des écoles d'ingénieurs, mais dans mon cas, école de commerce. Donc, j'ai passé trois ans et j'ai redoublé. Normalement, c'est deux ans. Mon cas, c'est trois ans, dans mon cas. Et à l'issue de ces trois années de travail intensif où tu étudies plein de matières différentes, le français, culture générale, maths, etc. T'es familier avec... T'as fait quoi comme études, d'ailleurs ?
Moi, j'ai fait des études il y a longtemps, déjà, puisque je suis plutôt jeune maintenant. J'ai fait un bac S et puis après, Je n'ai pas fait de classe prépa, mais j'ai fait des études scientifiques à la base. Un DUT, une école d'ingénieur.
Donc, tu es ingénieur de base ?
À la base, oui.
D'où le côté vidéo, créativité.
Ça peut être lié au côté technique, en tout cas, des vidéos. J'aime bien ça. Après, je n'étais pas du tout dans la technologie en tant qu'ingénieur. Je faisais plutôt du projet. Je suis assez familier de tout le système un peu classe prépa, école de l'ingé, école de commerce, etc.
École de commerce. Ouais. C'est cinq ans. D'ailleurs, j'ai fait une année de césure, donc pour moi, six ans. Ou alors c'était quatre ans et cinq ans, je ne sais plus trop. Dernière année d'HEEC, je suis dans un master digital. Donc c'est un peu le master où tu as beaucoup de temps. Je ne sais pas s'il serait... Je ne sais pas à quel point les gens vont regarder le podcast, mais dans l'idée, tu as du temps, tu n'as pas beaucoup de devoirs à rendre et donc, ça te permet de vaquer à tes occupations. Donc, si tu aimes bien le sport, tu fais du sport. Si tu aimes bien, dans mon cas, créer des entreprises ou en tout cas tester des choses, apprendre, tu testes des choses et tu apprends. Donc, un peu par hasard, j'ai Je m'étais amené à donner des cours de français, donc aux étudiants sur le campus, puis sur différentes plateformes, Leboncoin, Superprof, un peu les plateformes classiques, quand tu souhaites donner des cours.
Vraiment français, langue étrangère ?
Un peu tout. Bonne question. Non, c'était ce que je savais faire, plus ou moins. J'aime bien l'enseignement. Je suis pas un as des maths, mais j'ai un niveau... Si tu veux suivre des collégiens ou des lycéens, ça va. Là où j'étais le plus à l'aise, c'est plus la géopolitique, l'histoire, c'est les matières que je-Que tu étais vraiment à même de vraiment bien comprendre et d'enseigner surtout parce que c'est ce que tu apprenais aussi avec HEC. Oui. Et c'est assez simple. En France, il y a vraiment ce Une valeur qui est accordée au diplôme. C'est assez prestigieux d'avoir fait HEC et c'est une réalité. Je ne le cache pas du tout. Mais donc, pour trouver des étudiants, c'était facile. Tu pouvais faire payer assez cher, avoir la de pouvoir accompagner des gens qui sont motivés, qui aiment apprendre. Donc c'est assez facile. En vrai, c'est le job idéal.
C'était assez rentable pour toi d'aller là-bas. Parce que c'est vrai que si tu voulais gagner ta vie, c'est un aspect qu'il ne faut pas négliger. Tout à fait.
Donc, j'en viens de donner des cours de français. J'identifie un peu les personnes avec qui je m'amuse le plus. Alors, à ton avis, quel serait le type de personne avec qui tu prends le plus de plaisir ?
Des personnes non francophones ?
Ouais, OK, mais sois plus précis. Essaye.
C'est une bonne question. Je pense que tu vas m'aider un peu. Je te réponds. Oui, bien sûr.
Mais à la fin de l'épisode, comme ça, il y aura un peu de suspense et on va faire durer.
Non, pas d'idée ? Écoute, j'en ai pas la moindre idée, non.
Est-ce que tu donnes ta langue aux chats. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Donner sa langue aux chats ? Donnez ta langue aux chats ? Ça veut dire que je sais pas et que j'attends la réponse. Top.
Donc, en réalité, c'était les personnes âgées, les retraités. Ok. Donc, je suis quelqu'un de très curieux. Ouais. Et j'adore apprendre. Et il se trouve que les personnes qui ont du vécu ont des choses à partager, comprennent des choses que des personnes un peu plus jeunes n'ont pas forcément comprises ou alors ce n'est pas des sujets qu'ils ont envie de partager. Et j'ai commencé à donner des cours de français plus à des personnes qui étaient retraitées. Parce qu'on en a parlé un peu avant d'enregistrer, mais un aspect de l'apprentissage du français, c'est quand même de parler le plus possible. Bien sûr. Et j'adore poser des questions, j'adore apprendre. Ça se voit pas trop là, mais du coup, tu as fait interviewer, mais dans l'idée, c'est moi qui ai le rôle que tu as aujourd'hui. Et les cours étaient très appréciés. Et donc, petit à petit, j'ai commencé à prendre plus d'étudiants, être un peu plus sélectif aussi. Ouais, bien sûr. Parce que ça parle à certaines personnes. Tu as des gens qui n'aiment pas du tout beaucoup parler, qui ont peut-être un sujet en tête, mais pas des sujets très divers et variés. Et voilà comment ça s'est passé.
Je ne sais pas s'il y a aussi un côté très entrepreneurial dans le podcast, si on peut tirer des leçons de tout ça, mais pas trop se prendre la tête, un peu comme toi avec ton podcast, tu m'as envoyé un message, tu as réservé cette salle, une semaine après, premier épisode, peut-être deux, trois semaines après. En tout cas, un conseil à retenir, je pense, c'est se lancer, être dans l'action et c'est pareil dans le apprentissage du français. On peut revenir aussi à la méthodo.
Oui, bien sûr, mais c'est vrai qu'il y a des liens très forts entre l'apprentissage d'une langue et l'entrepreneuriat, parce que tu apprends tout le temps quand tu entreprends en permanence, ce qui est la base d'apprentissage d'une langue, mais tu vas créer aussi. Dans l'apprentissage d'une langue, on a le côté création qui est assez présent parce qu'on développe, en tout cas, c'est ma théorie, on développe une autre personnalité à travers une autre langue. On aura l'occasion de en reparler juste avant. Non, c'est intéressant pour le commettre. Juste après, pardon, quand on parlera de tout ça. Moi, je voudrais revenir sur le côté un peu enseigné à des personnes retraitées. C'est vrai qu'à travers les cours individuels que je peux donner avec les personnes qui sont retraitées, qui ont une belle expérience de vie, je m'éclate avec eux, vraiment. Parce que non seulement je leur apprends des choses, ce qui est hyper gratifiant en tant qu'enseignant et en tant que professeur, mais moi, j'apprends. Et je n'apprends pas forcément sur la langue française, évidemment, même si quand tu apprends une langue, tu la décortiques et donc tu apprends des choses, forcément. Mais j'apprends sur les expériences de vie.
Et ça, c'est un apprentissage qui vaut de l'or, en fait.
Tout à fait. Donc, on se retrouve là-dessus. Je pense que tu as pu tester les cours de français avec des jeunes, des personnes un peu plus âgées de différents pays. C'est aussi ce qui fait la beauté de ce métier, les rencontres. Dans mon cas, j'ai matché, en français, parfois en utilisé, encore une fois, des anglicismes avec les personnes retraitées, ce qui peut étonner souvent. Parce qu'en France, quand tu dis que tu es prof de français, par défaut, les gens vont penser éducation nationale et en fait, instituteur. Exactement.
Soit un prof de français dans dans un collège, dans un lycée. C'est vrai que l'enseignement du français langue étrangère, donc à des personnes non francophones, du grand public, en tout cas, il est assez peu connu, au final. Tout à fait. Si je récapitule un peu HEC, l'idée d'enseigner un peu toutes les matières, en tout cas, celles que tu maîtrisais le plus. Et petit à petit, tu en es venu, justement, à enseigner le français langue étrangère aux personnes non francophones. La question que j'ai envie de te poser, c'est comment ? Quel est le déclic que tu as eu pour te dire: Je vais me lancer sur les réseaux ? Bonne question. Comment tu t'es dit ça, justement ? Comment tu es arrivé là avec cette belle audience que tu as aujourd'hui ? Ça a dû prendre des années et Parce que ce n'est pas un chemin si facile que ça.
Merci pour les compliments. Pas de chemin si facile que ça. J'ai envie de répondre rapidement. Ça dépend de la personnalité de la personne. Dans mon cas, encore une fois, j'ai beaucoup dans mon cas et des gros mots, désolé. J'ai toujours aimé créer. J'ai toujours été intéressé par les sujets de technologie, média, ce genre de choses. Avant les cours de français. Déjà, je travaille depuis assez jeune. J'ai testé plein de métiers très différents. Et quand j'étais à HEC, j'ai aussi essayé de créer un média dans tout ce qui est cryptomonnaie. Ma thèse était notamment sur ce Web3. Et donc, j'avais une newsletter que j'animais, notamment sur TikTok, sur Instagram. J'ai fait du mannequinat quand j'étais petit. Donc, j'étais déjà aussi dans ce milieu, créer une personal brand, utiliser les réseaux sociaux comme levier pour se faire connaître, pour communiquer avec une audience que tu détermines. Donc, c'est difficile. Je te rejoins là-dessus. J'ai la chance d'aimer Bien sûr. Demais faire ça, que je fais des vidéos, ça me dérange pas, je suis à l'aise, en tout cas. Un peu moins la vidéo, mais en tout cas, les photos, comme j'ai commencé ça assez tôt, ça m'a jamais dérangé qu'on me prenne en photo dans la rue ou ce genre de choses.
Je dis pas que les gens me prennent en photo dans la rue, mais quand tu fais un shooting de Mankina et que t'es sur l'avenue des Champs-Élysées, torse nu, ça me dérange pas plus que ça. Et donc, comment j'ai commencé ? Je créais déjà des vidéos autour des cryptomonnaie, qui ne marchait pas vraiment. Et quand j'ai commencé à donner des cours de français, j'ai créé des vidéos autour du français. Et la première vidéo, je ne sais plus si c'est la première ou une des premières en tout cas, a fait un million de vues sur TikTok. À l'époque, je n'étais que sur TikTok. Et comme toi, tout à l'heure, quand tu m'as parlé de ta chaîne YouTube et que tu as dit: J'ai fait 100 000 vues. Je ne sais plus si c'est 100 000 vues.
Oui, à peu près. Pas beaucoup de vues. La première vidéo qui a vraiment bien marché du format que j'ai aujourd'hui, en tout cas. C'est ça.
Tu te dis: Il y a quelque chose, on va creuser, on poursuit. Et c'est ce que j'ai fait. Et je me suis rendu compte que les personnes qui regardaient les vidéos sur TikTok étaient des personnes assez jeunes qui consomment du contenu, mais qui ne vont pas avoir cette démarche d'aller plus loin et de pratiquer une part en l'oral. Pour résumer, ça n'est pas très sérieuse. D'accord. En tout cas, c'est mon expérience. Peut-être que c'est très différent pour d'autres personnes. Sur Instagram, je recevais beaucoup plus de messages de personnes motivées qui souhaitaient justement prendre des cours de français. Et aussi, ça variait en fonction du type de vidéo que je produisais, que je publiais sur Instagram. Typiquement, ce que tu m'es expliqué tout à l'heure, c'est que tu fais beaucoup de vidéos sur... Tu as arrêté Instagram, mais tu faisais beaucoup de vidéos.
Disons que j'ai mis ça en sommeil, mais oui, OK.
On peut en parler très longtemps, mais tout ça pour dire que j'ai commencé sur TikTok, puis j'ai à publier sur les deux plateformes les mêmes vidéos, ce qui est, d'un point de vue, encore une fois, ça fait très technique, mais pas recommandé. Généralement, chaque plateforme a son type de vidéo native et donc il faut adapter, etc. Mais conseil du début, fais, vois ce qui se passe et ensuite que tu améliores. Et là où je m'amuse le plus, récemment, c'est YouTube. Donc, un peu la même prise de conscience que tu as eue, en tout cas, que j'ai cru comprendre quand tu m'en parlais tout à l'heure. Les Les personnes sont encore une fois plus motivées. Vraiment cette démarche d'apprendre une langue. En tout cas, ce que je remarque lorsque je demande aux personnes d'où elles viennent, comment elles m'ont connu, etc. Et lorsqu'elles viennent de YouTube, c'est souvent des personnes qui sont plus engagées et qui correspondent plus aux personnes à qui j'ai envie d'enseigner le français.
Oui, bien sûr. Et puis sur YouTube, c'est un format beaucoup plus long. Donc, il y a aussi un lien de confiance qui se crée avec les auditeurs. Quand quelqu'un est capable de t'écouter 10, 15 minutes plusieurs fois par mois, il a cette sensation aussi de te connaître et il y a une confiance qui s'installe. Il y a aussi une crédibilité pour toi qui se met en place. Je trouve beaucoup plus que sur des formats beaucoup plus courts, en tout cas. Et ça, c'est super intéressant pour un enseignant. Parce que je pense que toi comme moi, on a compris sur les cours individuels qu'on peut donner, même si, on va en parler, mais tu es un peu moins dans l'opérationnel, tu me disais tout à l'heure maintenant, que ce lien de confiance, il est primordial dans l'évolution et dans la progression de l'étudiant que tu peux suivre et essayer de faire évoluer.
Donc, tu as passé 10 ans ou 20 ans dans l'Éducation nationale ? Dix ans. Dix ans ? Oui. Et tu dois avoir ce lien de confiance aussi avec ta classe, j'imagine ?
Clairement. Là, c'est encore une autre démarche parce que tu rentres complètement dans la vie des familles. C'est-à-dire que l'enseignant, il a une place importante Je ne vais pas dire partout, mais dans de nombreuses familles, il va rythmer un peu complètement même la vie scolaire d'un enfant. Donc, c'est une place qui est extrêmement centrale, plus ou moins en fonction les gens et la confiance qu'ils peuvent avoir envers un enseignant et l'éducation nationale. Mais oui, c'est une place qui est quand même assez importante. Je ne la retrouve pas complètement en tant qu'enseignant de français, langues étrangères, mais avec certains étudiants, je me rends compte quand même que ce lien, il est quand même encore là. Il y a des personnes qui me disent: Je suis ravi. Ça y est, on se revoit, c'est l'heure de mon cours et tout ça. Et je sais que quand je vais ressortir, j'aurais appris plein de trucs, donc je vais être mieux qu'avant de commencer. Pour moi, c'est du bonheur, vraiment, en tant qu'enseignant.
Comment ça se passe tes cours ? C'est sur une heure, généralement ?
Oui, c'est une heure, exactement.
C'est de la conversation ?
On Je propose toujours 15 minutes d'appel gratuits avec les personnes. C'est histoire de faire connaissance. C'est le premier cours ? Oui, c'est ça. C'est le premier cours, c'est-à-dire qu'on commence comme ça. J'ai beaucoup de demandes, donc je suis obligé un peu de choisir les étudiants les plus motivés, en tout cas, avec qui je peux travailler, parce que le temps n'est pas extensible. Malheureusement, les journées font que 24 heures, donc je peux pas dire oui à tout le monde. Et puis, j'ai besoin d'avoir un projet de la part de la personne à qui j'enseigne le français. J'aime bien ça. Je trouve ça motivant des deux côtés. T'entends quoi par projet, par exemple ? J'ai une étudiante qui est récemment arrivée avec moi, qui prépare un entretien d'embauche. En français dans un mois ou même moins que ça. Donc là, il faut y aller, il faut évoluer, il faut progresser. Il y a un petit challenge. C'est ça qui m'anime aussi quand je donne des cours. Et puis oui, après, c'est des cours d'une heure. Je Je ne suis pas trop, un peu comme sur YouTube, basé sur la grammaire ou le vocabulaire, mais je suis vraiment basé sur la conversation orale, sur parler le plus possible.
J'essaie vraiment de laisser la place pendant les cours pour que l'étudiant parle 70, 80% du temps. Et ça marche bien. Je vois au fur et à mesure des semaines de suivi, l'évolution qui est des fois phénoménale chez les étudiants que je peux suivre.
Donc, ils ont, j'imagine, un niveau assez intermédiaire. Tu ne commences cette méthode avec des personnes qui ont un niveau débutant ?
Je peux la commencer. Moi, ça me demande de parler beaucoup en anglais, par exemple, avec la personne. J'ai un étudiant comme ça, qui est anglophone, vraiment, qui a un niveau entre débutant et intermédiaire. Donc, j'essaie de le faire parler le plus possible. J'écris beaucoup ce qu'il dit et je l'accompagne pour construire ses phrases. Et petit à petit, le déblocage vient. C'est quelqu'un qui écoute beaucoup de podcasts et de vidéos. Il les a, les mots de vocabulaire. L'idée, c'est d'essayer de de le faire sortir au bon moment. C'est sur ça qu'on travaille, parce qu'il comprend bien quand je lui parle en français, même si, parfois, techniquement, je suis obligé de passer par l'anglais pour lui expliquer certaines choses.
Ça, c'est un blocage que je vois assez souvent chez les étudiants. C'est quoi tes conseils pour, justement, leur permettre de débloquer ou d'accéder aux mots, structures de phrases qu'ils connaissent lorsqu'ils sont dans une situation où ils ont besoin de parler ?
J'aime beaucoup les blocs de phrases. Je travaille beaucoup avec des blocs de phrases. C'est-à-dire que j'ai des petits morceaux de phrases Refuges sur lesquels les étudiants peuvent s'appuyer. Je te donne un exemple: travailler sur. C'est un petit bloc. Mais quand les étudiants ont automatisé ce genre de petits blocs, ça va beaucoup mieux après. Parce que pendant ce moment-là, quand ils disent ce bloc-là, c'est un exemple très court, ils peuvent penser à la suite de la phrase. J'aime Donc, il faut beaucoup donner des débuts de phrases aussi. En ce qui me concerne, moi, de mon côté, moi, personnellement, je. Pendant que tu dis ça, réfléchis à la suite, parce que ça, c'est devenu automatique. Donc, tu peux construire le reste de ta phrase. D'accord. Tu vois ?
Et ce n'est pas trop robotique Tu gardes ce côté naturel ? Parce que si la personne se raccroche dès qu'elle a un petit bocage ou qu'elle stresse, en ce qui me concerne, un Français le fera. Je ne dis pas qu'il faut parler directement comme un français, mais ce n'est pas trop robotique.
J'essaie de ne pas le rendre trop robotique. C'est-à-dire qu'on ne va pas faire dix phrases, dix phrases refuges pendant un cours d'une heure, puis refaire les mêmes encore après, etc. J'essaie de varier. Et puis, ces débuts de phrases, ils dépendent aussi du sujet sur lequel on parle. Par exemple, pour l'entretien d'embauche, pour l'entraînement, je lui pose les questions qu'on peut avoir à l'entretien d'embauche. Je lui propose quelques débuts de phrases qui vont bien avec la question à l'étudiante de s'adapter et de choisir la bonne au bon moment. On essaye de travailler comme ça. On essaye de travailler comme ça. Donc c'est mon approche. Les blocks, c'est vraiment un pilier central dans mon apprentissage. Après, il y a la confiance en soi qui est vraiment très importante pour moi aussi. C'est le déblocage de la confiance que l'étudiant comprenne que faire des erreurs, ce n'est pas grave. Tu vois, là, depuis tout à l'heure, on parle, on a bafouillé, on s'est trompé. Ce n'est pas grave, on ne va pas se juger parce qu'on a fait des erreurs. Mais une conversation naturelle, c'est ça. On fait des erreurs, on fait même des erreurs de grammaire, on fait des erreurs de vocabulaire.
Et ce n'est pas grave. L'objectif, c'est juste d'être compris. C'est ça, communiquer.
Alors là, je vais apporter un petit mébole. Vas-y. Il faut avouer que tu as certaines erreurs de grammaire. Prenons juste le point grammatical. Dans le social, lorsque tu les fais, les gens vont tout de suite associer une certaine image, parfois négative, souvent négative. Donc, OK pour les erreurs, mais il y en a certaines où il faut travailler pour éviter de les faire. En tout cas, on vit dans cette société-là où c'est une réalité. Bien sûr. Et tu as une vraie discrimination à l'encontre de personnes qui ne vont pas maîtriser tel ou tel accord.
Oui, je suis tout à fait d'accord avec toi et c'est pour ça que les plus belles progressions d'apprentissage, je les vois en cours individuel, parce qu'on a besoin d'être guidé, en fait. Pour passer des cap dans un apprentissage de langue, pour pouvoir parler, il faut justement quelqu'un qui corrige ces erreurs-là. Je ne dis pas qu'il faut parler qu'avec des erreurs. Je dis juste qu'il faut avoir, en tant qu'enseignant, il faut avoir la bienveillance de dire: OK, tu as fait cette erreur-là, mais ce n'est pas grave, on continue. J'ai bien compris ton message. Ça ne veut pas dire qu'on ne va pas travailler dessus pour la corriger. Ça veut juste dire: Tu n'arrêtes pas à ça. Ne fais pas une phrase et t'as vu que tu as fait une erreur à un moment donné, du coup, je m'arrête et je ne parle plus. Non, on continue. Ça fait partie du langage, ça fait partie d'une conversation, tout simplement. Ça, moi, c'est mon approche de la langue, mais toi, justement, je sais que la culture, ton apprentissage de la langue française par la culture, ça, c'est ton pilier central, je crois, d'apprentissage.
Je crois bien. En soi, tout ce qu'on a dit avant est valable. Je crois beaucoup en la confiance en soi. Toutes ces choses-là sont très importantes, faire des erreurs, c'est des basiques et c'est quelque chose que je répète aussi et aux étudiants que je peux accompagner. Là où toi, tu vas parler de blog, disons que moi, je vais plus, encore une fois, assez naturellement, orienter la conversation vers des sujets qui m'intéressent. Bien sûr. Et quand j'ai commencé, peut-être que ce n'est pas vraiment ressenti quand je l'ai expliqué tout à l'heure, mais mon but, ce n'était pas de... Ça fait un peu égoïste, mais je voulais apprendre des gens. Et donc, à travers mes questions et les personnes que je pouvais rencontrer, qui avaient souvent des expériences professionnelles assez riches, ou pas forcément professionnelles, mais tous les sujets que j'ai pu aborder, qui allaient de la finance à l'art, m'ont permis de m'intéresser à plein de choses très différentes, très variées. Et pour continuer à intéresser la personne, moi-même, aller faire des recherches, m'abonner à des newsletters, consommer du contenu pour alimenter la conversation et être une personne intéressante me raconte ou en tout cas, comprendre ce qu'il me raconte et me pouvoir tenir, parce que généralement, apprendre une langue ne se fait pas en une semaine.
Non.
Oui, ça, c'est aussi une fausse croyance qu'on peut retrouver parfois sur les réseaux, justement, des méthodes miracle, ce qui est absolument faux. Ça prend du temps, beaucoup de temps, parfois même.
Exactement. Les étudiants que j'accompagne encore aujourd'hui, ça fait trois ans qu'on se voit toutes les semaines. Ils commencent à très bien parler français, mais il faut pouvoir tenir une conversation avec une personne deux à trois fois par semaine pendant trois ans. Donc, à la fois, l'élève doit avoir des centres d'intérêt multiples. Bien sûr. Si tu ne fais que parler de finances, au bout d'un moment, tu t'ennuies un peu. Et donc, pour revenir sur ma méthode, Là, on met une phrase assez simple pour essayer de... Tu as utilisé apprendre par la culture et c'est moi aussi qui ai utilisé cette phrase. L'idée, c'est de pouvoir apprendre la langue de manière très Tu parlais tout à l'heure de faire des erreurs. Ça m'a fait penser à quand tu fais du vélo, tu tombes ou quand tu apprends à nager, tu te noies. Mais donc, apprendre une langue, c'est comme pour les enfants, faire beaucoup d'expositions. Et les personnes avec qui j'ai la possibilité de travailler, d'enseigner, sont des personnes qui s'intéressent à énormément de choses et à tous les aspects de la culture française. Et le dénominateur commun, ça va être un amour fou pour la culture française, pour la France.
Et donc, ce sont des personnes qui apprennent la langue pour accéder à la culture française. Et ce n'est pas du tout quelque chose de scolaire. Tu parlais tout à l'heure de la confiance en soi en tant qu'instituteur, avec la relation avec les parents. On parlait aussi tout à l'heure, avant de se n'enregistrer, de la différence entre l'apprentissage du français aux Français et avec les étrangers. Pour résumer, en France, on se concentre principalement de ce que j'ai compris et ce que j'ai pu expérimenter sur l'orthographe, la grammaire, etc.
Beaucoup à l'école, oui, complètement. C'est vrai que comme je te le disais, les enfants en France, comme tous les enfants du monde, sont exposés à la langue pendant des années, ce qui leur permet d'acquérir déjà un langage, en tout cas une bonne base, et d'avoir beaucoup de vocabulaire dans la tête, évidemment. L'idée, après, de l'école, c'est essayer justement de parfaire ce langage-là à travers beaucoup, en tout cas, je ne veux pas dire principalement, parce qu'il y a plein d'autres aspects, et puis on ne va pas avoir le temps de développer ici, mais grammaire, conjugaison, vocabulaire, orthographe, ce qui s'appelle l'étude de la langue, vraiment. Ça, c'est vrai, ça commence au CP et puis ça va jusqu'au bac, voire après, même si on fait des études littéraires. Oui, il y a un aspect dessus qui est très développé et la lectureLa lecture aussi. La place de l'apprentissage de la lecture est centrale, vraiment primordiale, en tout cas dans les programmes de l'Éducation nationale. C'est vraiment un point essentiel dans l'apprentissage du français pour les enfants. Ce que je trouve intéressant dans ce que tu dis, c'est que la culture française est d'une richesse hallucinante. Je trouve que la mettre en avant pour l'apprentissage, c'est génial.
Et parler d'un sujet qui intéresse les étudiants, c'est la meilleure façon d'apprendre. Quand tu es passionné par un domaine et que tu as quelqu'un qui t'écoute et que tu en parles, tu progresses, tu évolues et tu es content.
Il y a ça et il y a aussi une vraie satisfaction personnelle de pouvoir parler d'un sujet qui nous intéresse dans une autre langue.
Oui, bien sûr.
Et donc, quand ils sont capables, forcément, au début, ils n'ont pas forcément le vocabulaire,Oui. Mais petit à petit, ils le développent. Et quand ils voient qu'ils arrivent à s'exprimer, à avoir un avis plus ou moins tranché, tu vois le petit sourire et ça motive tout simplement. Bien sûr. Ça permet de... On parlait du temps nécessaire. Il y a forcément des études. Il y avait le CECR. Oui. Il y a un nombre d'heures défini. Je pense que ça dépend aussi de tout un chacun, de la vie qu'on a, etc. Bien sûr. Un point commun, c'est lorsque l'on est intéressé par quelque chose, on reste motivé et ça permet de tenir et donc d'obtenir des résultats. Autre point de méthodologie, la motivation passe à la fois par les sujets utilisés pour être exposés à la langue, je pense. Encore une fois, je ne suis pas expert, ce que je peux remarquer. Et aussi, c'est un aspect, on n'en a pas du tout parlé, mais faire ça en groupe ou partager cette aventure avec le professeur, mais aussi avec d'autres apprenants. J'ai beaucoup d'étudiants qui vont soit partager indirectement lorsqu'ils viennent en France parler avec des natifs dans les cafés, dans les restaurants.
On peut dire qu'ils partagent la langue, en tout cas, ils vivent une expérience avec les Français et partager déjà avec d'autres apprenants. Là, ça peut être dans le cadre de petits groupes. J'ai beaucoup de femmes et elles se retrouvent, je ne sais pas quel jour, mais en tout cas un jour dans la semaine avec leurs copines, elles parlent français et ça permet de continuer. Encore une fois, c'est beaucoup d'expositions, de répétitions et de plaisir, qu'on en soit. Bien sûr. Le point commun, on va dire rapidement, ce n'est pas scolaire, ce n'est pas un apprentissage qui est forcé. Elles n'ont pas un entretien d'embauche.
Bien sûr.
C'est pas que je dis elles, parce qu'en tout cas, les personnes avec qui je travaille, et ce sont des femmes, la plupart, mais c'est vraiment un plaisir, une passion.
Oui, donc toi, ce que tu dis, en tout cas, ton guide un peu, c'est de dire: Exposez-vous à quelque chose que vous appréciez. Et tu as choisi la culture, du coup. Que ce soit toi comme enseignant, mais tu trouves que c'est vraiment un leitmotiv, vraiment, pour les étudiants aussi ? Oui.
Ce que je remarque, c'est que Ça m'intéresse. C'est important d'avoir ce double intérêt de côté. Et puis moi, d'un point de vue purement égoïste, encore une fois, créer du contenu, parce qu'il y a une réalité, les étudiants apprennent pendant le cours, mais aussi à travers le contenu qu'on produit. Je m'éclate. Oui, bien sûr. Les rencontres, les voyages et même apprendre. Parce qu'encore une fois, pour pas raconter n'importe quoi, il y a pas mal de choses qui peuvent nous paraître évidentes. Je ne sais pas, le système d'impôt en France. Dans le sens, une personne attendrait de toi que tu connaisses les différents impôts, les pourcentages, etc. Ce n'était pas forcément mon cas, mais je me fais un devoir de pouvoir répondre à leurs questions et donc ça va me permettre et me pousser à approfondir cette thématique.
Du coup, Charles, tu nous as amené un livre en français ? C'est un peu tricher ce que je te dis parce que c'est moi qui t'ai demandé de ramener un livre. J'aime beaucoup l'idée de l'apprentissage aussi du français par la lecture. J'ai un petit book club sur ma chaîne YouTube où je présente souvent des livres, soit de méthodo ou des livres, des romans français. Je t'ai demandé d'apporter un livre justement à nous présenter rapidement, évidemment, puis nous dire un petit peu en quoi ça peut aider, justement, les apprenants du français.
Donc, j'ai ramené mon livre. Et ce n'est pas un livre, c'est une bande dessinée.
Ok.
Donc, c'est la BD que je recommande le plus souvent à des personnes qui souhaitent découvrir l'univers de la bande dessinée. En France, et je dis ça parce que j'ai remarqué que les apprenants anglophones connaissent très peu les BD. Généralement, c'est comics ou alors les mangas. Mais quand tu leur parles de BD, ils ont du mal à comprendre de quoi tu parles.
Bd, donc bande dessinée. Donc, une histoire avec des images, avec des dessins. Bande dessinée, c'est un peu le principe. On va montrer un peu mieux à la caméra. Là, si on nous regarde aussi. Vous voyez, c'est ce genre d'images avec des bulles et avec du texte.
Exactement. Je vais répondre à la question de pourquoi ça peut être utile pour les apprendre, etc. Mais avant ça, je vais essayer de te vendre et de t'inciter. Je peux te la laisser d'ailleurs, si tu souhaites la lire. Quand on peut le voir ici, le titre: Il était une fois en France. Ça se passe pendant la Seconde Guerre mondiale et c'est un monsieur qui s'appelle Joseph Ionovitchi, je pense, qui a existé. C'est un personnage réel. On peut voir sa tête. Immigré juif qui a fait fortune dans la ferraille. Il a notamment beaucoup vendu de fer et de ferraille aux Allemands. Il a collaboré avec la Gestapo, etc. Mais aussi financé la Résistance. Donc, il y a trois tomes et après, ça dépend.
Donc, en fait, tu as une ambiguïté, tout le livre par rapport à ça.
Qui arrive petit à petit. Au début, tu ne vois pas vraiment cet aspect-là, mais ce qui m'a intéressé, et je l'ai lu et j'avais 12 ans, il faudra voir quand c'est sorti, mais en 2000... Bref, 12, 13 ans. Et à l'époque, je m'intéressais beaucoup à la Seconde Guerre mondiale, aux bandes dessinées. Et c'est une BD qui n'est pas très connue, en tout cas, quand j'en parle, les gens ne connaissent pas.
C'est vrai, je ne la connaissais pas. Tu lis des BD ? Oui, j'en ai lu quand même quelques unes, mais celui-là, je ne connaissais pas.
Donc, effectivement, c'est assez ambivalent. Je n'ai pas du tout eu une réflexion philosophique quand je l'ai lu. J'appréciais le côté immersif, le côté apprentissage, encore une fois. Un style assez mystérieux. Il n'y a pas de gentil, il n'y a pas de méchant. C'est à toi d'avoir un avis et de décider s'il a fait tout ça pour survivre pendant cette période-là ou s'il a fait tout ça pour juste enrichir son scrupule. Je ne vais pas raconter toute l'histoire, mais dans l'idée, pourquoi la BD peut être un formidable outil d'apprentissage, si on revient sur le côté méthodo, on peut le voir, on l'a vu tout à l'heure, c'est assez immersif. Tu as du visuel, tu as du texte, tu as des images. C'est rapide. Moi, ce que j'aime bien, c'est emmagasiner beaucoup d'informations rapidement. J'aime encore une fois apprendre. C'est vraiment le format idéal pour te plonger dans la langue. Et pour donner un exemple, quand j'ai étudié en Italie, et une des premières choses que j'ai faites, j'ai trouvé un appartement, mais je suis aussi allé acheter des BD, Corte Maltèse, en italien. Donc, il y a des BD qui sont plus ou moins faciles. Pour les apprenants, ça dépend du niveau.
Comme je recommande pas forcément en fonction du niveau, généralement, c'est plus en fonction des goûts des apprenants. Mais vous pouvez choisir des BD en fonction du niveau avec des textes plus simples.
Bien sûr. C'est vrai qu'en France, c'est très, très riche, le monde de la bande dessinée. On en a des milliers d'auteurs et de dessinateurs qui sont très, très talentueux. On a vraiment cette richesse-là en France de talent de bande dessinée. Il y a même un festival. Festival d'Angoulême. Exactement. Et Belgique aussi. Oui.
Où il y a, on appelle ça le neuvième art. Oui. Et je pense que ça peut intéresser, au même titre que des livres adaptés pour les enfants. La bande dessinée apporte du vocabulaire, des structures, la connaissance de la culture.
Bien sûr, clairement, surtout avec ce livre-là, pour le coup. C'est une partie importante de l'histoire française. Tout à fait.
Voilà pourquoi je t'ai fait cette petite surprise.
J'espère que tu le liras. Avec grand plaisir. Je te remercie. En tout cas, il était une fois en France de Fabien Nury et Sylvain Vallée. Ça, c'est le tome 1, l'Empire de Monsieur Joseph. Exactement. Charles, avant de se quitter, c'est quoi le conseil principal que tu donnerais à un apprenant du français ?
Je pense que c'est parle et n'aie pas peur de faire des erreurs, ce que tu as dit tout à l'heure. Et profite, ne te mets pas la pression. Merci beaucoup, en tout cas, pour l'invitation.
Merci à toi. C'était vraiment chouette de discuter avec toi. Et puis, on se retrouve sur YouTube, sur Instagram, sur Spotify ? Les trois. Les trois ? Oui. Le 3.
Le 3.
Donc, le nom ?
Le Paris. Le nom French Teacher Carlito.
French Teacher Carlito.
Exactement. Après, tu pourras mettre dans la description.
Bien sûr, on mettra tout ça et on mettra le lien aussi pour la BD.
Super, s'ils peuvent l'acheter.
Ils vont voir un pic d'achat. Oui, Amazon va avoir un pic d'achat énorme. Exactement.
Sinon, merci beaucoup en tout cas, pour ton projet, c'est très cool. J'espère que tu vas pouvoir inviter plein de personnes très intéressantes qui vont pouvoir partager leur amour de l'apprentissage du français. C'est le but. Et lisez ce livre, cette BD.
Ça marche. Merci Charles.