Qui est l'homme qui a créé le symbole le plus connu d'Amérique ? C'est un français que personne ne connaît. Un homme obsédé par les projets gigantesques et un homme qui a mis 21 ans à réaliser son rêve. Aujourd'hui, je suis dans sa ville natale. Je suis même devant sa maison, là où il est né, à Colmar. Et je vais t'emmener découvrir l'homme qui est derrière la liberté. Et tout ça, ça a commencé ici. 2 août 1834, Auguste Bartholdi naît ici, à Colmar, dans une famille bourgeoise. Donc, une famille bourgeoise, c'est une famille qui est aisée, qui est cultivée. Son père, Jean-Charles Bartholdi, était conseiller de préfecture. Malheureusement, il va mourir, il va décéder, lorsque Auguste n'a que deux ans. Et c'est là que tout commence. Sa mère Charlotte reste seule avec deux fils. Donc, il il y a Charles et Auguste. Et Charlotte est une femme autoritaire. Autoritaire, ça veut dire qui impose son autorité de manière stricte, qui contrôle tout. Elle décide de tout. Elle est très exigeante. Elle va décider de leur carrière, de l'éducation, bien sûr, lorsqu'ils sont jeunes, des amitiés et même de l'amour. Auguste veut devenir peintre, mais sa mère refuse.
Alors, il étudie l'architecture, mais ce qu'il aime vraiment, c'est la sculpture. À 18 ans, il commence à sculpter et il va rapidement découvrir sa passion, les monuments publics. Alors attention, là, on ne parle pas des petites statues de salon. On parle vraiment de monuments qui sont gigantesques, énormes, grandioses. Mais il y a quelque chose à comprendre. Bartholdi ne voulait pas juste créer de belles statues, mais il voulait créer des symboles. Il voulait réaliser des œuvres qui marquent l'histoire. Marquer l'histoire, ça veut dire laisser une trace durable dans l'histoire. En 1855, Bartholdi a alors 21 ans, il est très jeune, et il part en voyage en Égypte avec un célèbre peintre, Jean Léon Jérôme. Et là-bas, devant les pyramides, devant les temples, devant les sphinxes, il y a quelque chose qui se passe dans sa tête. Il voit ces statues qui sont grandioses et qui sont là depuis une éternité, depuis plus de 3 000 ans, et il se dit que c'est ça qu'il il veut faire. C'est vraiment cette chose. Il veut faire des monuments éternels, des géants de pierres qui vont traverser l'histoire. Et on peut même dire qu'il a été frappé par ces monuments et par cette idée, par cette vision.
Et donc, être frappé par quelque chose, c'est être profondément impressionné et touché par quelque chose. Il dessine, il prend des notes, il observe et dans sa tête, une idée commence à germer. Il propose alors au gouvernement égyptien une idée folle: construire un phare à l'entrée du canal de Suez. Une femme de 50 mètres de haut tenant une torche, une statue colossale. Et devine quel est le nom qu'elle lui donne. Égypte donnant la lumière à l'Asie. Colossal d'ailleurs, ça veut dire quelque chose d'énorme, de gigantesque. Malheureusement, le projet est annulé. Il est refusé, trop cher, trop ambitieux. Et Bartholdi est déçu. Mais il ne jette pas ses dessins car il sait au fond de lui qu'un jour, tout son travail lui servira, que ça paiera. D'ailleurs, si tu veux maîtriser tout le vocabulaire pour parler de Bartholdi et de son art, je t'ai préparé quelque chose de très unique. Un guide spécial où tu trouveras toutes les expressions et le vocabulaire ainsi que l'audio que l'on va découvrir dans cette vidéo. J'ai même ajouté des anecdotes autour de la vie de Bartholdi et le vocabulaire, bien sûr. Tu trouveras tout ça dans la description de la vidéo.
Le lien est juste en dessous. 1865, Auguste a maintenant 31 ans et il rencontre un homme, Édouard de Laboulaye, qui est à l'époque, et même qui était un juriste, un grand intellectuel et surtout un admirateur des États-Unis. Et ce Laboulaye a une idée: offrir un monument aux États-Unis pour célébrer leur liberté. Bartholdi lui répond: Attends, j'ai exactement ce que tu cherches. Il ressort ses dessins d'Égypte, donc la femme, la torche, la lumière, et ça va lui donner des idées. Et surtout, cette fois, ça ne sera pas pour l'Égypte, mais ça sera pour les États-Unis et il va créer cette statue qu'il appellera la Liberté éclairant le peuple. 1871, Bartholdi part pour New York. Il arrive dans le port et il voit une petite île. Et Il se dit: C'est là qu'elle doit se tenir. Ensuite, il revient en France et il commence à travailler. Et pendant 15 ans, il va tout sacrifier pour ce projet. En français, on va dire qu'il s'est sacrifié corps et âme pour ce projet. Ça veut dire avec toute son énergie, sans rien retenir, à fond. Il va alors créer des maquettes. Les maquettes, ce sont des modèles réduits, plus petits, pour tester, pour visualiser. Il va alors tester la posture, les expressions, la position de la statue.
Il collabore avec Gustave Eiffel, qui va créer la structure en fer. 300 feuilles de cuivre martelées à la main, 46 mètres de haut. 225 tonnes, c'est colossal. C'est technique, c'est audacieux. Audacieux, ça veut dire que c'est courageux, qu'il prend des risques. Mais il y a un problème: les Américains doivent construire le piédestal, la base. Le piédestal, c'est le socle qui soutient la statue et les Américains, ils n'ont pas d'argent. Pendant des mois, la statue reste stockée à Paris dans des caisses et Bartholdi commence à s'inquiéter. Il va même jusqu'à douter du projet et finalement, Joseph Pulitzer lance une campagne de dons pour financer la construction du socle et il y parvient. Il réussit. Après 1886, Bartholdi devient célèbre et on comprend pourquoi, il continue de sculpter et va notamment créer le lion de Belfort, un énorme lion sculpté dans la roche qui fait 22 mètres. Et là encore, il y a un symbole derrière. Ce n'est pas la liberté, mais la résistance. Il va aussi créer des monuments, des statues, des fontaines partout en France. C'est une star, mais rien n'égale la statue de la liberté. Et ça, Bartholdi le sait, il l'a compris.
Il a créé quelque chose d'éternel qui va durer pour des milliers d'années, qui dure toujours, qui ne va jamais mourir. Bartholdi meurt en 1904, à l'âge de 70 ans, à Paris. Mais son œuvre perdure, puisque j'en parle aujourd'hui. Perdurer, ça veut dire continuer à exister. Aujourd'hui, des millions de personnes voient son œuvre. La statue de la liberté passe devant, mais personne ne sait qui est la personne derrière, qui a créé cette statue. Maintenant, vous savez. Voilà qui était Auguste Bartholdi, un homme complexe, obsédé, un génie de la sculpture. Et n'oublie pas, si tu souhaites revoir toutes les expressions qu'on a vues dans cette vidéo, tu peux récupérer le guide que j'ai créé sur Bartholdi. Le lien est dans la description de cette vidéo. C'est gratuit et je suis sûr que ça va extrêmement t'aider. Bartholdi, c'était un homme qui a toujours rêvé de créer des géants et qui a réussi puisqu'il a créé la le statut de la Liberté. Et si tu viens à Colmar, il faut visiter sa maison natale, le musée Bartholdi. Tu y trouveras ses maquettes, ses dessins, ses outils. Tu comprendras sa vie, tout simplement, même si j'en ai un peu de parler dans cette vidéo.
Maintenant, j'aimerais beaucoup savoir qu'est-ce qui te fascine chez Bartholdi ? Son obsession, son talent, autre chose ? Dis-moi dans les commentaires. J'adore pouvoir communiquer avec vous et avoir votre avis. Tu peux juste commenter en dessous de cette vidéo. Maintenant, si tu veux en savoir plus sur la ville dans laquelle il a grandi, je t'invite à regarder cette vidéo où je t'emmène à Colmar et je te montre tout ce qu'il y a à voir à Colmar. Pas tout, mais le plus important. Je te souhaite une très bonne journée. N'oublie pas de t'abonner si tu veux regarder et progresser en français à travers des vidéos immersives de ce type. C'était Charles. Ciao.